Carnet de route

Sieste à la grande Casse, que ça se Sache

Le 13/05/2018 par MANDRON François

Petit séjour en Vanoise, où l’on a bien rentabilisé le créneau météo. Jour 1, objectif la Grande Casse par la face nord, départ à 5h des Fontanettes, mais bien vite, on change de plan, un vilain nuage stagne sur le sommet et le vent est de la partie; de plus en discutant avec les autres skieurs, même la petite face nord n’est pas en top condition. Comme aucun d’entre nous n’avons été sur cette montagne, et qu’une descente à vue dans le brouillard ne nous tente pas; on décide de se rabattre sur la voie normale en aller-retour dite des grands couloirs. Seulement étant orientée ouest, pas la peine de descendre avant 13h, donc on est trop tôt. Résultat, un petit détour par le refuge du col de la Vanoise s’impose : pause thé et petite sieste d’une heure. 9h nous voilà de nouveau sur les skis direction le point culminant de la Savoie, bien sûr nous sommes les derniers. On monte skis aux pieds jusqu’en haut. Le ressaut tant redouté est en neige dure avec quelques cm de poudre tassée. Et miracle, arrivés à proximité du sommet, le vilain nuage s’en va enfin. Nous serons les seuls ce jour-là, à bénéficier du panorama. Descente sans problème, avec un bon grip dans les parties les plus raides, puis un bonne moquette, avant de retrouver la molle à partir de 2400m mais c’était prévu car il n’y a pas eu de regel en dessous. Skis jusqu’à 10 minutes de la voiture.

 Jour 2 dôme de la Sache depuis la Gurraz. Ce versant impressionnant, est un des plus beau ensemble glacière de France. Que l’on puisse descendre par là me rend septique. Montée par le Cousset, où un bon regel  sous un ciel clair, nous attend dès 2 000m. On prend pied sur le Glacier nord de la Gurraz vers 2 700m, mais le sommet nous semble encore bien loin. Superbe paysage glacière, entre séracs et crevasses bien bouchées, ce qui n’est pas si fréquent ici. Contrairement à la veille, c’est en arrivant près du sommet qu’un  nuage vient nous priver de la vue sommitale. Début de la descente tendue, sans visibilité, entre rimaye et crevasses. Heureusement, il y a juste à suivre nos traces de montée, puis le soleil revient au moment de quitter l’itinéraire de montée. Descente par la rive droite du glacier sud de la Gurraz. Quelques cm de poudre, c’est vraiment le bonheur à skier. Les ressauts s’enchaînent, on contourne là des séracs puis plus bas des barres rocheuses, le tout dans un décor grandiose. On voit 1 000m plus bas notre  point de retour, en se demandant comment le rallier sans parachute, tellement le versant semble raide. Sous 2200m l’itinéraire se complique avec tout un système de barre dans lequel il faut louvoyer. On rate le seul couloir skiable, mais nous trouvons un sentier déneigé taillé dans la roche, qui nous permet de rejoindre les gros dépôts d’avalanche final. On déchausse 150m sous la voiture. Course à prendre plus au sérieux que le suggère le topo: la moitié se déroule sur glacier, certes bien bouché cette année. Il est recommandé de reconnaître la veille, au moins à la jumelle, la fin de la descente pas évidente à trouver à vue. Merci à Guigui et Chill pour ces 2 jours dans la bonne humeur.







CLUB ALPIN FRANCAIS LA MURE MATHEYSINE
9 VOIE PIERRE BARNOLA
38350  LA MURE
Permanences :
1er vendredi du mois à 20h
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