Carnet de route

Le pari Calanques

Le 06/10/2020 par Barneix Guilhem

Sylvain, en tant que bon prof, a toujours su me motiver. « Je vais dans les Calanques, tu en es ? »

Bon j’avoue, le calcul n’était pas compliqué ! Nous voilà partis récupérer Noémie à Grenoble, et c’est reparti sous des trombes d’eau. Le trajet se déroule bien malgré les incessants sautes d’humeurs de Noémie, qui sont lourds à supporter pour Sylvain et moi… Et ce sera comme ça pour tout le week-end ! On récupère Alice à Toulon, qui nous attendait déjà depuis 3h30 ! On file vers l’appartement de famille de Sylvain, et vu l’heure avancée, je place vite les bières au congélateur.

Sylvain nous cuisine une bonne paëlla, et la question fatidique de l’heure du lever nous vient aux lèvres. On concède un lever à 6h30 à Noémie, en espérant que son caractère n’en soit que peu altéré... ! Bon vous l’avez compris, j’exagère ! On sait tous bien qu’elle est irrécupérable ;).

La météo pour ce samedi est annoncée potable, c’est le moment de rentabiliser les bornes !

Direction la calanque de l’Eissadon, Sur les traces de Gaston…. Le topo nous dit que la L1 et la L4 sont dangereuses par mer formée. «Qu’est-ce qu’ils appellent « formée ? » ». « Bouarf, on verra bien ! ».

Noémie nous fait la direction assistée, et l’on arrive bientôt au raz de l’eau….  qui est bien, mais alors bien agitée ! Les plus grosses vagues dépassent largement le niveau des points… Bon et bien, on va trouver un plan de secours ! Le topo de Sylvain annonce pas mal de voies au-dessus de nos têtes, mais pas toutes bien équipées, et l’on a seulement 4 friends et 1 jeu de cablés. Notre choix se porte finalement sur l’Eperon Ouest, 5c max, où je grimpe en flèche avec Sylvain et Nono derrière, qui assure elle-même Alice. Finalement, la voie est pas mal équipée, avec très peu de points dans les longueurs faciles. On finit par former 2 cordées au milieu de la voie, et nous sortons avec Sylvain après une dernière jolie longueur. Puis on attend les filles…Noémie, ne voulant rien lâcher,  a sauté le dernier relais ! Tout ce petit monde arrive finalement, et après un rapide conciliabule, on file en direction de la calanque d’En-Vau. On ne résiste pas à une petite baignade, avant de partir pour la haute altitude…Certes on aura fait des bornes, mais quel plaisir de faire le Doigt de Dieu intégral ! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut faire un bout de la Meije, les pieds dans l’eau ! La voie nous cueille un peu à froid, avec un 6b patinoche qui nous a entamé les bras. S’en suivent 3 longueurs simples, sans points ou presque, avant d’arriver au pied d’une magnifique 6a, bien conti. Je me lance dans le rappel de l’autre côté du doigt, Sylvain ayant eu l’amabilité de laisser un nœud de 8 au milieu d’une des cordes. Ça se payera !!

On repart ensuite à pied, puis sur un petit défi que je leur ai lancé, tout le monde rentre en courant à la voiture, pour clore une bonne journée de 10h !

On rentre à la maison, et l’on ouvre les biè….Oupsi, elles étaient au congélo…Et bien vous saurez, que des 1664 peuvent geler ! 2 méthodes ont été testées : réchauffage au bain-marie (pas top, ça mousse beaucoup), ou laisser-aller (meilleur résultat !).

Pour me faire pardonner, je leur fais un repas étudiant qui a fait ses preuves : pâtes sauce-tomate !

Lever même heure le dimanche, les météos annoncent la pluie…On tente le coup du Cap Canaille, des Ouvreurs de bouses… Les rappels nous prennent un peu à froid, passant du confortable « pot de yahourt » comme l’appel Nono, à un monstre gaz sous le baudar avec un premier rappel en fil d’araignée très classe !

Cette fois, on part directement à deux cordées, Sylvain Nono, Alice et moi. Le grès rouge est un peu patiné sur certaines sections, mais la grimpe reste très belle dans du petit 6a. Finalement on fera la voisine de notre cible, Au milieu de nulle part. On sort dans les pieds des touristes, qui nous prennent en photo…Eh quoi, on n’est pas mutant, mais ça ils ne le savent pas !

 On mange un bout et je repars avec Sylvain et Alice dans le premier rappel, pour faire les deux dernières longueurs de notre cible initiale. Gros bacs dans du verticale, c’est du 5b/c, mais qu’est-ce que c’est bon ! On rejoint vite Nono, et c’est reparti pour la voiture. On dépose Alice à la gare, et on se rentre dans notre pays pluvieux ! Nonobstant la sieste de Sylvain, le week-end se clôt sur un concert privé de Brel dans le pot de yahourt.

 

Merci à tous pour ce super week-end ! Sylvain, pour combien on remet ça ?!

CLUB ALPIN FRANCAIS LA MURE MATHEYSINE
9 VOIE PIERRE BARNOLA
38350  LA MURE
Permanences :
1er vendredi du mois à 20h