Carnet de route
Rivière souterraine de Gournier
Le 08/12/2013 par Arnaud
Participants : Jérôme et Arnaud
Un rapide repérage l'an dernier nous avait permis de trouver la rivière.
Nous y sommes donc retourné cette fois ci avec les combis néoprène dans le sac, bien décidés à parcourir un petit bout de cette fameuse rivière.
Pendant que Jérôme fini de se préparer je prends un peu d'avance pour équiper la vire en bout du lac. Je rejoint l'extrémité du plan d'eau et pendant que j'équipe Jérome fait quelques aller retour afin d'acheminer nos sacs sans surcharger notre frêle embarcation. J'en profite pour remercier Stéphane qui nous a prété son bateau pneumatique, content certainement qu'il puisse découvrir d'autres horizons que celui du lac de Laffrey...
Au bout de la vire J'entends des voix qui viennent de l'entrée de la grotte. Jérome me rejoint et me confirme qu'il s'agit d'une seconde équipe juste derrière nous. Nous nous engageons dans la galerie fossible et au bout d'une heure arrivons enfin à ce qui nous semble être le second accès à la rivière. On casse la croûte, on enfile nos combis et le groupe de derrière nous rejoint. Chouette, si ça se trouve ils connaissent bien la cavité et nous allons pouvoir en profiter pour progresser plus rapidement et qui sait peut être aller plus loin que l'objectif que nous nous étions fixé. Mais pas de bol c'est la première fois qu'ils viennent ! On se décide quand même à faire un bout de chemin ensemble et c'est à quatre que nous partons remonter la rivière.
On marche un peu dans l'eau et dès que c'est possible sur les bords quitte à se retrouver, parfois, dans des oppositions pas bien loin du grand écart. Un petit passage bas entre les blocs nous force à nous allonger dans l'eau puis la galerie continue,toujours aussi belle, large de 1 à 2 mètres mais relativement haute. Les bassins s'enchainent et donnent l'impression d'être de plus en plus profonds. Des échelons en inox faclitent la progression et permettent de franchir les cascades et ressauts sans encombre. A la cascade de 12m on se croirait carément dans une via ferrate soutterraine. On progresse encore et d'un coup la gallerie semble s'arreter. L'eau arrive de toutes parts, elle sort en de multiples petits ruisseaux des parois alentour mais aussi du plafond que l'on ne distingue pas en créant d'imposantes douches. Une petite corde nous indique le passage vers la suite. On remonte de quelques mètres pour emprumpter une jolie petite conduite forcée. Après quelques mètres à quatre pattes une lucarne de 50 cm de diamètre permet de rejoindre une salle remplie de blocs où l'on progresse dans les vides. On remonte ainsi de quelques mètres pendant que l'eau dégouline de toutes parts. Ca rentre par les manches et dans le cou mais les contorsions nécessaires pour progresser dans ce chaos nous réchauffent suffisament. Ca y est nous voici à la salle Chevallier ! Plus exactement nous sommes à la base d'un puit d'une quarantaine de mètres de haut. Nos compagnons s'arrêtent là et emtament une pause casse croûte avant de faire demi tour. Il est 15 heures et on décide d'aller un peu plus loin. On entame alors la remontée du puit sur les cordes fixes en place. Peu à peu on distingue en haut une belle lucarne d'où sort toute l'eau. On remonte jusque là et on s'enfonce dans la galerie en suivant l'actif sur quelques mètres que l'on quitte subitement pour une galerie fossille. Très vite le grondement de l'eau s'éloigne et disparait complètement. Sans le savoir nous faisons un petit arret déchaulage au niveau du bivouac de la salle Gathier. J'ai beau regarder le topo mais j'avoue qu'à ce moment là j'avais du mal à déterminer avec précision l'endroit où l'on se trouvait. Allez, on continue pour voir ! Une petite escalade, et une corde qui vient d'en haut. On remonte un puit, puis deux, puis trois et je me dis que c'est vraiment bizare cette remontée dans cette espèce de diaclase! diaclase ? mais oui on est bien dans une diaclase et c'est même la diaclase Albert ! Jérome me regarde comme on regarde un fou qui parle tout seul... Tout content je reprends l'ascension et en haut du puit j'entends de nouveau l'eau qui gronde au loin. Par une nouvelle galerie on rejoint un puit que l'on descend pour atteindre le cours d'eau que nous avions quitté un peu plus tôt. La progression reprend dans la rivière et après quelques cascades que l'on franchit grace à des équipements en place on rejoint le siphon "Jérôme". On n'est pas encore à la moitié du parcours. On est parti à 10h00 et il est 17h00 et on se dit qu'il faudrait quand même penser à rentrer. Demi tour donc. Petite pause au bivouac Gathier que l'on trouve enfin. Descente jusqu'à la salle Chevalier et après quelques contorsions nous voici de nouveau dans la rivière. Cette fois ci plus question de chercher à éviter l'eau. On fait le retour à la nage en plaçant ça et là un petit saut quand c'est possible. Jérôme a trouvé un nouveau jeu: il se cache et je dois retourner sur mes pas pour le trouver. Quel farceur ! Bref on arrive enfin à la galerie fossille d'entrée. Encore une petite pause, on grignotte et on repars en décidant de garder les neop. Le retour se fait en "boite courte" et l'on finit par rejoindre le fameux lac d'entrée et la vire.
Encore une petite marche sur le chemin enneigé et nous voici arrivé à la voiture, il est 22h00.
