Carnet de route
Demi tour à la Grave !
Sortie : Pic de la Grave du 14/06/2025
Le 14/06/2025 par Gauthier Maxime
En regardant par la fenêtre en ce samedi matin, le temps semble clair sur la Matheysine. Le temps de préparer le sac et de le charger dans la voiture, nous voilà en route pour la Grave. Déjà 19°C sur l’afficheur à 5h du matin… La vague de chaleur de ce mois de juin se fait cruellement ressentir.
L’équipe est méfiante ce matin. La météo n’est pas optimiste et varie d’une heure à l’autre. Quelques gouttes de pluie en dépassant le Chambon nous font craindre une matinée compliquée. Mais le Matheysin est robuste, et nos compagnons se dirigent donc tout de même vers le téléphérique, direction le col des Ruillans !
Nous nous attendions à meilleur accueil : La chaine de pics au-dessus de nous se confond dans le gris des nuages, le vent par moment souffle en rafale apportant avec lui de petits grêlons qui donnent à réfléchir. Que dit la météo ? Accalmie à 10H ? Le bulletin annonçait 9H il y a tout juste une heure… Tant pis, nous tentons d’avancer. La retraite pourra toujours se faire avant le petit collet si le temps se gâte.
Notre espoir renait ! Le temps semble s’éclaircir sur les Rousses à notre droite ! Glacier traversé, la rimaye est franchie, nous montons au collet pour découvrir les Ecrins. Catastrophe ! Venant d’Ouest nous découvrons la masse noire qui danse au-dessus des sommets ! La barre est à peine visible et le vent d’Ouest nous souffle sa puissance comme pour nous dire de fuir.
Nous regardons l’arête qui nous reste à franchir. Peu de chose… une quinzaine de minutes de déambulation entre les béquets, et le sommet est à nous. Mais les cordées devant nous avancent peu, dépasser serait complexe et le temps s’en trouverait durement allongé. Peu être que nous n’aurions pas dû attendre… … ou attendre plus justement pour être seuls. Trop tard, il faut nous décider, mais cette masse noire ne nous rend pas optimiste. Une petite photo quand même ! Le sommet est presque fait, la course était belle. Nous redescendons.
Le sommet n’est en soi que la fin d’une course, ce n’est pas forcément lui qui la rend belle. Les compagnons, les difficultés, l’endroit, la bière de fin d’aventure présentent finalement plus de souvenirs que le sommet à lui seul.





